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Les animaux familiers

Les animaux familiers


Quelles sont les règles fondamentales à suivre en photographiant les animaux familiers ?
● Le défaut le plus souvent remarqué chez les amateurs concerne l'angle de prise de vue. Lorsque vous tirez le portrait d'un animal familier, vous devez vous mettre à sa hauteur au lieu d'opérer à votre hauteur de vue. Photographié d'en haut (en plongée), un chat ou un chien paraîtra avoir la tête démesurément grosse, tandis que le corps et les membres sembleront aplatis et plaqués sur le sol. Agenouillez-vous et, si nécessaire, mettez-vous à quatre pattes : cela aura l'avantage de présenter l'animal dans ses dimensions naturelles. Avant donc de soigner un cadrage ou de régler l'exposition, commencez par chercher le meilleur angle de prise de vue.

● La photographie des animaux s'apparente étroitement, par les caractéristiques fondamentales qu'elles comporte, à celle des enfants : patience et rapidité des réflexes en sont les traits essentiels. Dans bien des cas, une bonne connaissance des habitudes de l'animal et l'établissement d'un climat de confiance réciproque peuvent être les atouts d'une bonne réussite.

● Faites jouer votre sujet ou attirez-le à l'aide de sa nourriture favorite. Ainsi, vous le saisirez à loisir dans ses attitudes les plus expressives et réaliserez des images naturelles ou amusantes.

● Faites toujours la mise au point sur les yeux.


Comment doit-on réaliser le cadrage ?
● Les animaux à photographier étant en général de taille modeste, un téléobjectif de distance focale allant jusqu'à 135 mm est le meilleur choix. Si vous utilisez un appareil compact, dont l'objectif se situe le plus souvent aux environs de 40 mm (sauf si c'est un compact zoom), votre animal ne pourra être qu'un des éléments de l'image et non plus le sujet principal ou unique en gros plan. Evitez les points de vue trop rapprochés et les objectifs grands-angulaires, qui déformeraient la tête de l'animal.

● L'utilisation d'un téléobjectif présente d'autres avantages. Elle permet en premier lieu de se tenir à une bonne distance du sujet et par conséquent de manipuler l'appareil photographique sans le gêner ; dans ces conditions, la prise au vol d'expressions intéressantes est facilitée. D'un autre côté, le téléobjectif contribue à réduire l'importance des éléments de l'avant-plan et surtout de l'arrière-plan, en les noyant dans le flou grâce à la faible profondeur de champ ; son action est appréciable notamment en photo d'intérieur, où trop d'éléments inutiles, gênants, inesthétiques, risquent d'être bien en vue. N'hésitez pas à choisir les plus grandes ouvertures de diaphragme, f/2,8 ou f/4 par exemple, de manière à réduire autant que possible le zone de netteté. Mais dans ce cas, n'oubliez pas de soigner la mise au point afin que l'animal photographié ne soit pas lui-même flou.

● Pour isoler et mettre le sujet en valeur, choisissez des arrière-plans d'un ton uni et contrasté, éventuellement avec l'existence de lignes directrices. En extérieur, une pelouse ou le ciel conviennent bien ; mais une plate-bande de fleurs aux couleurs vives sera déconseillée. En intérieur, utilisez un tapis ou une couverture au ton discret.

● Il n'est pas toujours conseillé de photographier plein cadre. Cela peut constituer une erreur, par exemple, que d'agrandir à l'excès les chiots ou les chatons : on aura plutôt avantage à les faire apparaître dans le cadre à leurs dimensions réelles et accentuer leur taille en incluant un objet reconnaissable, qui servira d'échelle.


Est-il recommandé de montrer des animaux en pleine action ?
● Oui, assurément. Il est de tradition de tirer le portrait statique de nos compagnons à deux ou à quatre pattes. Mais si la situation le permet, faites des images d'eux en train de manger, de jouer, d'évoluer ; photographiez les scènes de tendresse et d'affection. Il faudra, dans ce dernier cas, utiliser une ouverture assez petite pour disposer d'une profondeur de champ confortable ; attention au décor, qui devra être assez photogénique.

● Si le sujet bouge beaucoup, il faudra trouver un moyen de limiter ses mouvement, par exemple en attirant et en retenant son attention. Quelqu'un d'autre pourra vous aider dans cette tâche en tenant compagnie à l'animal. Les hamsters ou les souris, en particulier, doivent être tenus fermement.

● Pour des prises de vues en action, vous pouvez figer le mouvement à l'aide d'un flash, ou d'une vitesse d'obturation de 1/500 s si les conditions d'éclairement l'autorisent. D'excellents résultats peuvent être obtenus si vous panoramiquez à 1/30 ou 1/60 s. En général, utilisez un film de 200 ISO ou plus sensible.


Comment doit s'effectuer l'éclairage ?
● Lorsque c'est possible, utilisez la lumière naturelle. Choisissez un point de vue qui présente le sujet avec des hautes lumières. Un éclairage latéral modèlera le corps de l'animal et mettra en relief la texture de son pelage ou plumage. Un éclairage à contre-jour peut s'avérer un très bon choix, mais vous aurez peut-être besoin d'un réflecteur ou d'un éclair de flash pour conserver suffisamment de détail dans les ombres.

● Servez-vous d'un flash si la lumière ambiante est insuffisante, mais il est préférable qu'il puisse être utilisé à proximité de l'appareil photographique, c'est-à-dire en extension et non pas fixé sur l'appareil.

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