À propos de Nguyen Ngoc-Rao, fondateur et éditeur du site AsiaFlash.com

Débuts de la croyance

Débuts de la croyance

● Le développement proposé ci-dessous ne prétend pas exclure toute autre approche. Il tente, le plus simplement possible, de retracer chronologiquement les grandes résurgences de la croyance dans le dialogue entre morts et vivants.

● La nécromancie est la divination antique par l'évocation des morts ou par l'inspection des cadavres. Elle se base sur la croyance que les décédés, libres de leurs entraves physiques, auraient le pouvoir de révéler au nécromant le destin. La nécromancie est citée pour la première fois dans l'Odyssée. La sorcière Circé indique à Ulysse un rituel nécromantique qui consiste à invoquer longuement les morts, "têtes sans force". Chez Homère, cette cérémonie se déroule dans des lieux abandonnés et funestes où la croyance populaire place l'entrée des Enfers. Les morts, une fois appelés, s'y précipitent en foule.

● Avec l'émergence du christianisme, la nécromancie devient l'objet d'une répulsion quasi totale, parce que liée aux forces démoniaques. C'est l'avis de Lactance (v. 300) et d'Augustin comme la plupart des Pères. Le Moyen Age chrétien poursuivra la voie tracée par les Pères. La nécromancie y devient alors synonyme de nigromancie (magie noire), au sens d'invocation des démons et non plus des esprits.

Suivant >

Suggestion d'articles pour vous :

Un bon dîner réconcilie tout le monde (Samuel Pepys).
Celui qui fait un long chemin pour courtiser une femme, il veut tromper, ou bien il est trompé (proverbe anglais).
 
Se vaincre soi-même et résister à ses propres inclinations, c'est s'efforcer d'acquérir la vertu (proverbe chinois).
Là où il y a abondance, il y a excroissance (proverbe latin).