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Les modes d'exposition

Les modes d'exposition


Que signifie "cellules couplées" ?
● Ce sont les cellules photosensibles, incorporées aux appareils photographiques, qui mesurent la lumière et règlent les paramètres d'exposition en conséquence simultanément. Il ne pourrait s'agir d'une cellule au sélénium, bien entendu. Les réglages peuvent être partiels (en mode automatique à priorité) ou complets (en mode programme).

● Les appareils non reflex (les compacts) ont une cellule logée à l'avant du boîtier ou de l'objectif. Le conseil de prudence à propos des cellules au sélénium s'applique ici également, quel que soit le type de cellule en question, puisque la cellule ne voit pas nécessairement les mêmes choses que l'objectif.

● Presque tous les appareils reflex sont dotés de la mesure TTL ("through the lens" en anglais signifie "à travers l'objectif"). La cellule, placée derrière l'objectif, ne mesure que la lumière qui viendra former l'image sur le film, et a exactement le même champ de vision que l'objectif. L'adjonction d'un filtre sur l'objectif ne nécessitera aucun ajustement de la part du photographe puisqu'elle sera prise en compte par la cellule. La mesure TTL de la lumière se fait soit à ouverture réelle, soit le plus souvent à pleine ouverture. Dans le second cas, elle opère en fonction de l'ouverture de diaphragme choisie, comme si le diaphragme était effectivement fermé à cette valeur.


Vous venez de parler de modes d'exposition. Quels sont-ils et comment sont-ils exactement ?
● Il existe en tout cinq modes d'exposition.

  1. Mode manuel. Le photographe procédera lui-même au réglage du diaphragme et du temps de pose selon ses propres estimations et ses intentions, conservant ainsi son contrôle total sur l'exposition. Si le posemètre est couplé, il sera débrayé pour devenir inopérant.

  2. Mode semi-automatique. Ici, la cellule propose mais le photographe dispose. Celui-ci affichera un paramètre (ouverture ou vitesse), et celle-là indiquera l'autre paramètre sans l'imposer. Le photographe choisira le second paramètre comme bon lui semblera, mais en bonne connaissance de cause. Le mode semi-automatique est idéal pour l'utilisateur exigeant qui veut contrôler lui-même l'exposition tout en profitant des services offerts par le posemètre.

  3. Mode automatique avec priorité à l'ouverture. On a besoin de ce mode lorsque le contrôle de la profondeur de champ est capital (portraits, paysages, etc.). Vous affichez une ouverture, et le posemètre réglera le temps de pose qu'il juge le plus approprié.

  4. Mode automatique avec priorité à la vitesse. Ce mode est utile pour photographier les sujets en mouvement (photos de sports, etc.). Le photographe choisit un temps de pose assez élevé, et la cellule se chargera du réglage du diaphragme.

  5. Mode programme. Le posemètre réglera lui-même les deux paramètres de l'exposition, qui ne pourront être modifiés que si l'opérateur apporte expressément une correction. C'est le mode idéal pour les débutants ou pour faire des instantanés. En général, le mode programme privilégie les temps de pose : la vitesse d'obturation ne descend en dessous de 1/60 que lorsque le diaphragme a atteint son ouverture maximale, ceci afin de limiter les risques de flou de bougé auquel la plupart des amateurs sont vulnérables. Tous les appareils compacts automatiques actuels fonctionnent en mode programme et n'offrent à l'opérateur aucune possibilité d'agir directement sur le diaphragme ou le temps de pose.


● Si votre appareil est automatique, c'est-à-dire comportant une cellule couplée, pensez à afficher correctement la sensibilité du film utilisé lors du chargement ; un oubli pourrait fausser tous vos clichés. Mais cette opération n'est évidemment pas nécessaire avec un appareil et un film à codage DX.


Comment les indications du posemètre intégré sont-elles faites ?
● Dans certains cas, par une aiguille baladeuse. Elle se déplace devant une échelle de valeurs gravée sur le viseur. Cet affichage est quelquefois difficile à lire en faible lumière. Explicite et fonctionnant en continu, il permet de moduler l'exposition au plus juste. L'aiguille est plutôt fragile.

● Dans d'autres cas, par des diodes électroluminescentes (LED), qui sont plus résistantes et plus lisibles que le système à aiguille mais qui usent les piles plus rapidement. La gamme des diodes ne s'allume que par paliers, d'une diode à une autre, c'est-à-dire d'un cran de diaphragme ou de vitesse à un autre. Si toutefois deux diodes voisines sont allumées en même temps, c'est la valeur intermédiaire entre elles qui sera la bonne.

● Le troisième mode d'affichage se fait avec des diodes de cristal liquide (LCD). Il est le plus précis, parce qu'il peut donner toutes les valeurs intermédiaires de l'exposition, et aussi le plus lisible dans des conditions d'éclairage différentes.


Peut-on, avec un appareil à mesure TTL, être sûr d'exposer correctement ses clichés ?
● Oui et non.

● Oui, parce que le posemètre, dont les réactions sont objectives et non pas subjectives comme les nôtres, se révèle un auxiliaire précieux dans la plupart des cas - dans 80% des cas, pour être plus précis.

● Non, parce que le posemètre est totalement dépourvu d'intelligence : il est incapable d'une part de juger dans les cas particuliers, et d'autre part de connaître les intentions spécifiques du photographe. Parfois il est même souhaitable de débrayer l'automatisme, c'est-à-dire de se passer complètement des services du posemètre, et d'opérer en mode manuel. Nous verrons plus loin dans quelles circonstances nos devons intervenir et outrepasser les décisions du posemètre.

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