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Le posemètre

Le posemètre


Comment fonctionne un posemètre ?
● L'organe essentiel d'un posemètre est la cellule photosensible. Celle-ci réagit à la lumière qui la frappe en émettant une énergie, qui est d'autant plus forte que la lumière est plus intense. L'affichage de l'ampleur de cette réaction peut être digital ou à aiguille. Certains posemètres vous donnent le numéro d'ordre de l'IL approprié, et ce sera à vous de le traduire en diaphragme et temps de pose correspondants. D'autres vous obligent à afficher l'un des paramètres de l'exposition (vitesse ou ouverture) et vous indiquent l'autre paramètre à adopter en fonction du film employé.


De quoi une cellule photosensible est-elle faite ?
● Une cellule photosensible est un module composé d'une substance qui réagit à l'intensité lumineuse. Il existe quatre sortes de cellules suivant la substance utilisée. Il importe de savoir quelle sorte de cellule équipe votre posemètre ou votre appareil à posemètre incorporé afin de prévoir ses réactions spécifiques.

  1. Cellule au sélénium. Certains posemètres autonomes (posemètres à main) sont dotés de cette cellule. Elle est trop encombrante pour être logée dans la chambre noire des appareils photo, derrière l'objectif. Fixée sur le devant de quelques rares appareils, elle couvre un champ assez large, d'environ 60°, quelle que soit la focale de l'objectif utilisé. De ce fait, elle peut se laisser influencer par des éléments qui n'apparaîtront pas sur l'image. Elle ne tient pas compte non plus de la présence éventuelle de filtres ou autres éléments sur l'objectif susceptibles de modifier l'intensité de la lumière entrant dans l'appareil. L'utilisateur doit donc être vigilant dans l'interprétation des données qu'il reçoit d'elle. La cellule au sélénium, à la différence de toutes les autres cellules, peut fonctionner sans pile ; mais elle est peu sensible dans des conditions d'éclairage médiocres. Non couplée au dispositif d'exposition, elle ne fait que donner des indications, et c'est au photographe que revient la tâche d'effectuer les réglages nécessaires.

  2. Cellule au sulfure de cadmium (CdS). Elle est très sensible à la lumière. Mais, ayant tendance à conserver les hautes lumières (lumière intense) en mémoire sur quelques secondes, elle peut fournir des indications erronées si on fait de rapides mesures successives. Particulièrement sensible au rouge, elle nous conseille en général de sous-exposer indûment en présence de cette couleur.

  3. Cellule au silicium. Très sensible et précise, cette cellule réagit aux plus insignifiantes variations de lumière et s'accommode de tous les contrastes. Non encombrée de mémoire, elle réagit très rapidement, sans inertie aucune. Mais comme sa soeur au CdS, elle présente une sensibilité exagérée au rouge ; c'est pourquoi on l'habille souvent d'une couche de bleu et on l'appelle parfois "cellule bleue". Les températures extrêmes (au-dessous de -20° et au-dessus de +50°) ne sont pas favorables à son bon fonctionnement. Elle peut être miniaturisée à l'extrême.

  4. Cellule à l'arséniure de gallium. C'est pratiquement la cellule idéale : elle réagit correctement et très rapidement à toutes les couleurs, à toutes les intensités de lumière et fonctionne sans défaillance à toutes les températures.


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