À propos de l'éditeur
Cuisine chinoise et asiatique titre
La cuisine chinoise démythifiée

La bonne chère comme façon de vivre

La bonne chère comme façon de vivre

● En Extrême-Orient, on ne peut être sage sans être gastronome, ni être gastronome sans être sage. En effet, les plaisirs raffinés de la table relèvent de la conception traditionnelle de ce que la bonne vie devrait être. Pour bien vivre, il faut tout d'abord qu'on mange bien. Lao-Tseu a comparé l'art de gouverner l'Empire chinois à celui de faire frire un poisson. Confucius lui-même a dit, il y a vingt-six siècles : "Tous mangent et boivent, mais peu connaissent vraiment la saveur." La gastronomie a été ainsi érigée non seulement en art, au même titre que la littérature, la peinture ou la musique, mais encore en philosophie.

● Nous ne nous étonnerons pas de constater ce phénomène si nous savons que les populations de cette fascinante partie du monde sont toujours obsédées par le problème de la famine ou du risque de famine. Leur principale préoccupation au cours des siècles a été de trouver de quoi manger et de tirer le plus de plaisirs possibles de la nourriture. Les amis se saluent en utilisant la formule : "Avez-vous mangé ?" tout naturellement comme on dit en France : "Comment ça va ?" Tout Chinois est donc cuisinier en puissance, et des cuisiniers chevronnés abondent en Chine comme des titulaires du baccalauréat en France.

L'homme supérieur est influencé par la justice; l'homme vulgaire est influencé par l' amour du gain (Confucius).
Le premier soupir de l'amour est le dernier de la sagesse (Antoine Bret).
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Celui qui marche trop vite risque de prendre le pas sur son aîné (proverbe chinois).
Pierre qui roule n'amasse pas mousse (proverbe français).