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Le calendrier chinois : mythes et réalités

4. La solution soli-lunaire

● Les Chinois, réputés pour leur grande patience, se sont ingéniés à préserver l'ambition soli-lunaire de tous les peuples primitifs. L'essentiel du calendrier chinois actuel avait été élaboré et mis en service voici plus de 5.000 ans. Des modifications y ont été apportées par la suite, mais il ne s'agit que des raffinements.

● Le calendrier chinois, destiné à satisfaire à la double contrainte solaire et lunaire, comprend deux parties distinctes mais solidaires par un lien souple et parfaitement scientifique. La partie solaire, matérialisée par le cycle des saisons (année tropique), sert d'étalon. La partie lunaire, matérialisée par la succession des lunaisons, est extensible afin de pouvoir s'adapter à l'autre partie.

● Les Chinois, réputés pour leur grande patience, se sont ingéniés à préserver l'ambition soli-lunaire de tous les peuples primitifs. L'essentiel du calendrier chinois actuel avait été élaboré et mis en service voici plus de 5.000 ans. Des modifications y ont été apportées par la suite, mais il ne s'agit que des raffinements.

● Le calendrier chinois, destiné à satisfaire à la double contrainte solaire et lunaire, comprend deux parties distinctes mais solidaires par un lien souple et parfaitement scientifique. La partie solaire, matérialisée par le cycle des saisons (année tropique), sert d'étalon. La partie lunaire, matérialisée par la succession des lunaisons, est extensible afin de pouvoir s'adapter à l'autre partie.

Le solstice d'hiver doit toujours avoir lieu dans l'avant-dernier mois de l'année civile. Le cycle des saisons, ayant le solstice d'hiver comme point de départ — ce point de départ est admis partout dans le monde et depuis toujours —, impose donc à l'année civile chinoise une ligne de conduite bien définie. L'année civile, composée d'un nombre entier de lunaisons, doit toujours s'arranger pour avoir le solstice d'hiver contenu dans son avant-dernier mois (onzième mois). Elle remplira cette tâche de la manière énoncée dans le troisième principe ci-dessous.

● Remarquons en passant que le solstice d'hiver doit tomber dans l'avant-dernier mois de l'année chinoise pour les deux raisons suivantes :

● D'une part, à la différence des Occidentaux, les Chinois considèrent le solstice d'hiver comme le milieu, et non pas le début de l'hiver. A cet égard, ils ont bien raison sur plusieurs plans.

● D'autre part, ils veulent que leurs années civiles commencent au printemps, la saison qui symbolise le renouveau dans tous les domaines. (Les fameux "rouleaux de printemps" sont ainsi appelés parce qu'ils constituent un plat que les Chinois se doivent de manger pendant la fête du Nouvel An, tout comme la dinde ou le plum pudding sont un must pour Noël dans les pays occidentaux. Aussi, le cerisier en fleurs, symbole du printemps, est aux fêtes chinoises de fin d'année ce que le houx et le sapin sont aux fêtes occidentales de fin d'année.)

● Une lunaison (mois) doit être ajoutée à l'année civile en temps voulu pour combler le décalage entre les deux parties du calendrier. L'année chinoise ordinaire comprend 12 mois, numérotés de 1 à 12, dont 6 longs (exceptionnellement 7), et dure 354 jours (exceptionnellement 355 jours). Cette durée, nous l'avons vu, est plus courte que l'année tropique d'environ 11 jours. Le début de l'année civile avancerait donc d'un mois après chaque période d'environ 33 mois, et le solstice d'hiver se trouverait dans le dernier (douzième) mois de l'année si l'on n'avait pas ajouté un mois à l'année civile en cours. On doit donc procéder à l'ajout d'un mois afin que le solstice d'hiver se retrouve dans l'avant-dernier mois de l'année civile. Ce mois supplémentaire porte le même numéro d'ordre que le mois qui le précède immédiatement — c'est en quelque sorte un mois bis. L'année à 13 mois est qualifiée d'embolismique et a 383 ou 384 jours (exceptionnellement 385 jours).

● L'idée d'inclure un treizième mois de temps à autre n'est pas à vrai dire exclusivement chinoise, car les Chaldéens et les Hébreux le faisaient aussi. Mais pour ces derniers, il s'agissait toujours d'une décision administrative prise coup par coup après constatation d'un important décalage entre l'année civile et l'année tropique. La grande originalité des Chinois est de baser l'introduction du treizième mois sur un principe élégant, efficace et scientifiquement inattaquable. Ce principe est le suivant :

● Le mois ne portant pas de jalon médian doit être un mois supplémentaire (ou intercalaire).

● Remarquons en passant qu'on parle souvent d'années chinoises comme des années lunaires. C'est évidemment une erreur car, nous l'avons vu, elles sont calquées sur l'année tropique, c'est-à-dire sur la course du soleil — toute année chinoise devant commencer par le jour de la deuxième nouvelle lune après le solstice d'hiver. Elles sont donc indiscutablement solaires. Ceci est tellement vrai que le onzième mois de l'année civile chinoise — c'est-à-dire la première lunaison de l'année tropique — est le mois du Rat, et que le premier mois de l'année civile suivante — c'est-à-dire la troisième lunaison de l'année tropique — est le mois du Tigre (le Rat et le Tigre étant respectivement le premier et le troisième signe du zodiaque chinois). Cette notion est primordiale en astrologie chinoise. Quant aux mois chinois, ils sont indéniablement lunaires car ils doivent tous, impérativement, commencer par un jour de nouvelle lune.

Pour en savoir plus, consultez mon ouvrage :
Astrologie chinoise authentique (Éditions du Dauphin)

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