À propos de Nguyen Ngoc-Rao, fondateur et éditeur du site AsiaFlash.com
Logo Photo

La thermocolorimétrie de l'éclair du flash

La thermocolorimétrie de l'éclair du flash


Vous dites que la lumière du flash électronique est assimilable à la lumière solaire. Pourquoi certaines personnes photographiées au flash présentent-elles des yeux rouges comme ceux des Martiens ?
● Ce phénomène est un des inconvénients du flash. Il y en a d'autres, que nous examinerons au fur et à mesure.

● L'oeil rouge n'est pas dû à une aberration chromatique de la lumière du flash. Il provient de la réflexion de l'éclair sur la rétine rose située au fond de notre oeil lorsque le flash est utilisé trop près de l'objectif et que sa lumière frappe la pupille de plein fouet. N'avez-vous jamais remarqué les yeux rouges de votre chien ou de votre chat quand il était éclairé directement par les phares d'une voiture ?

● Le meilleur moyen de pallier cet inconvénient consiste à éloigner le flash de l'axe de l'objectif. Cela peut se réaliser avec les appareils munis d'une prise de synchronisation qui permette d'utiliser le flash en extension - vous pouvez tenir le flash dans une main ou le fixer sur un support, le flash étant relié à l'appareil par un câble de synchronisation. Il existe une griffe spéciale comportant une prise de synchronisation et qui se fixe sur le porte-flash de l'appareil ; utilisez-la si votre boîtier n'est pas muni d'une prise de synchro. On peut également trouver dans le commerce des barrettes permettant de monter le flash à côté de l'appareil. Notons en passant qu'il est toujours préférable d'utiliser le flash en extension, même si le risque d'yeux rouges est écarté, car cela donnera du modelé au sujet.

● Avec les appareils à flash-ampoules ou à flash électronique incorporé - c'est le cas de presque tous les appareils grand public -, il n'est évidemment pas possible de choisir la solution ci-dessus. Pourtant, il existe des tiges-allonges permettant d'élever les ampoules, et beaucoup des flashes électroniques des compacts sortent de leur socle lorsqu'ils s'allument ; mais cet éloignement n'est souvent pas suffisant.

● Un autre moyen d'éviter l'effet d'oeil rouge est de provoquer un net rétrécissement des pupilles du sujet photographié. Allumez toutes les lampes disponibles dans la pièce quelques instants avant de prendre des photos, ou demander au sujet de regarder une lumière vive un moment avant de se tourner vers l'objectif : lorsque la lumière environnante est forte, les pupilles se rétractent, réduisant ainsi la quantité de lumière entrant dans le fond de l'oeil et du même coup réduisant le risque de la réflexion de la lumière du flash sur la rétine.

● Certains appareils grand public comportent une fonction spéciale qui consiste à émettre quelques petits éclairs de flash très brefs avant l'éclair principal ; ces petits éclairs, destinés à rétrécir les pupilles du sujet, n'ont qu'un effet plutôt aléatoire. A l'heure actuelle, les fabricants d'appareils compacts à flash intégré n'ont pas encore trouvé le moyen permettant à l'opérateur d'éliminer à coup sûr le phénomène d'yeux rouges.

● Vous pouvez essayer de contourner le problème en diffusant l'éclair du flash. Fixez sur le réflecteur deux épaisseurs de papier calque ou un morceau de gaze blanche si aucun filtre diffusant n'a été fourni avec le flash. Au cas où votre flash est muni d'une tête orientable, dirigez l'éclair vers le plafond ou vers un mur blanc neutre, qui diffuseront la lumière avant de la renvoyer sur le sujet.


En photographie couleur, certains flashes donnent régulièrement une dominante bleue assez froide. Que faire ?
● Il est vrai que la lumière du flash est assez souvent un peu froide. Pour réchauffer les couleurs, les fabricants enduisent les réflecteurs de certains flashes d'une couche de peinture jaune orangé ou dorée. Si votre flash n'est pas traité de cette façon, vous pouvez installer à demeure sur le réflecteur une gélatine en acétate de la série Wratten 81 ou fixer sur l'objectif un filtre de la même série Wratten. Le filtre coûte beaucoup plus cher que la gélatine car il doit être d'une qualité optique irréprochable ; d'autre part, il risque de provoquer une légère diffusion de l'image. Bien entendu, il n'est nullement indiqué d'exposer un film lumière artificielle avec un flash électronique, pour la simple raison que la lumière du flash est équivalente à la lumière du jour.

● Remarquez que nous sommes tous mieux disposés à accepter les tons chauds (rouges, jaunes ou orangés) que les tons froids (bleus ou verts), même s'il arrive que les premiers soient plus éloignés de la réalité que les seconds.


Il semble que l'éclairage au néon et la lumière du flash ne s'entendent pas bien. On obtient toujours une couleur verdâtre très désagréable. Que faire ?
● La lumière du flash n'est en rien responsable de ce phénomène. Même si vous photographiez sans flash, la dominante exécrable persiste. La faute est donc imputable à l'éclairage fluorescent seul. Pour la corriger, placez sur le réflecteur du flash une gélatine magenta assez foncé (pour être plus précis, de force 20 ou 30 CC). Les gélatines Kodak ou Cokin, en vente dans les magasins de photo, sont d'excellente qualité et ne coûtent pratiquement rien. Vous pouvez aussi fixer sur l'objectif un filtre FL-D (on dit aussi FL-Jour).

< Précédent Suivant >

Suggestion d'articles pour vous :

Ne cherchez pas la paix d'esprit, la richesse, la sécurité ou la force intérieure, à l'extérieur de vous-même. La présence divine est en vous (J. Murphy).
En amour, il suffit de plaire par ses qualités aimables et ses agréments, mais en mariage, pour être heureux, il faut s'aimer ou du moins se convenir par ses défauts (Chamfort).
Tchat-Voyance : Nos voyants répondent en direct sur votre écran !
Conditions d'utilisation
Celui qui marche trop vite risque de prendre le pas sur son aîné (proverbe chinois).
Chaque cuisinier loue sa propre soupe (proverbe anglais).