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Maigrir en grande forme

La gourmandise : à qui la faute ?

La gourmandise : à qui la faute ?

On ne saurait maigrir ou garder son poids normal tout en continuant à se livrer sans retenue au plaisir de manger. Voilà une lapalissade qui, pourtant, culpabilise bien des gens. A peine avalé, vous regrettez déjà ce délicieux chou à la crème ; et malgré la petite voix intérieure qui vous dit d'arrêter, vous vous attaquez quand même à ce savoureux plat de lièvre en daube ! Consolez-vous ! Au lieu d'incriminer votre manque de volonté consciente, sachez que la principale cause de votre gourmandise se trouve sous votre crâne. Entre cerveau et kilos, il existe des relations particulières sur lesquelles vous ne pouvez a priori exercer aucun contrôle.

Les études scientifiques

● D'après certaines études scientifiques, les personnes obèses auraient dans leur cerveau moins de récepteurs à dopamine, un neurotransmetteur responsable de la sensation de plaisir. Elles devaient donc manger plus pour stimuler ces circuits cérébraux ; la gourmandise deviendrait alors une nécessité obsessive, compulsive, pratiquement irrésistible. Autrement dit, lorsque la tête va mal, la balance suit !

● Bien entendu, des études antérieures avaient souligné le rôle de la dopamine dans la modulation du sentiment de satisfaction et de satiété engendré par l'ingestion d'un aliment. Mais récemment les scientifiques américains ont voulu savoir si, comme les toxicomanes, les personnes obèses mangeaient de manière compulsive pour stimuler ce centre des sensations dans le cerveau qui est handicapé par un manque de récepteurs à dopamine.

Les résultats intéressants

● Ces études montrent clairement que les patients obèses ont moins de récepteurs à dopamine : ils mangeraient de manière excessive pour compenser cette déficience. Voilà une importante découverte qui pourrait avoir de nouvelles perspectives de traitement de l'obésité et de surcharge pondérale. Ces affections, rappelons-le, sont actuellement un vrai problème de santé publique dans de nombreux pays évolués. Elles concernent plus de 55% de la population américaine. En France, selon une enquête de l'INSEE en 1991, 7 % des femmes étaient obèses contre 6,3% en 1980, alors que cette maladie ne semble pas progresser chez les hommes (6,5 % en 1991 contre 6,4 % en 1980) ; en 2004, un enfant français sur 10 est obèse à l'âge de 10 ans.

● Les études soulignent que l'obésité n'est pas le résultat d'un manque de volonté et doit être traité comme une réelle maladie. Elles indiquent également qu'ils existent d'autres moyens plus naturels permettant d'augmenter la concentration en dopamine, par exemple l'exercice physique.

Moralité

● La "moralité" des études scientifiques précitées consiste en quatre points dont vous devriez tenir compte dans votre difficile entreprise d'amaigrissement.

1. Ne placez pas la barre trop haut. Soyez réaliste : perdre 10 kilos en un mois ou 15 kilos en deux mois relèveraient d'une mission impossible, à moins d'accepter l'idée de se suicider ! Vouloir n'est pouvoir que dans la mesure où l'on est capable de contrôler la situation, de mesurer avec précision les risques en présence et l'importance des obstacles.

2. N'adoptez pas un régime trop draconien. Que vous le vouliez ou non, votre volonté seule ne suffirait pas à vous faire supporter de sévères privations pendant une longue période. Soyez assez modeste pour reconnaître la puissance, voire la prépondérance du centre de plaisir de votre cerveau.

3. N'ayez pas trop mauvaise conscience lorsque vous aurez fait un écart de régime. Faites preuve de sagesse en vous montrant indulgent(e) envers vous-même. Si vous exigiez de vous-même la perfection, vous risqueriez de craquer un jour et de tout laisser tomber à l'eau. Par contre, si vous vous pardonnez vos défaillances occasionnelles, vous serez comme le roseau, qui plie mais ne rompt pas.

4. Pour maigrir, ne tablez pas uniquement sur les régimes alimentaires. Ayez aussi recours à d'autres moyens en même temps : exercice physique, médecines douces, méthodes psy, stratégies ésotériques, etc.

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