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La légalisation
de l'amour
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Avec la septième étape intervient la notion de "légalisation", c'est-à-dire la volonté de faire reconnaître l'existence du lien
amoureux
par la société. Jusqu'ici, en effet, le
couple
a pu se constituer sur la base d'une simple cohabitation. Les partenaires, les concubins, partagent leurs joies, leurs peines, les charges, mais conservent au fond d'eux-mêmes l'idée que "si ça ne marche pas, on se retire sans problème".
Dissiper l'illusion
Douce illusion d'ailleurs, car dès que deux vies s'imbriquent, il n'est pas si évident de les dissocier. Mais enfin, rien n'apparaît tout à fait engagé.
Et il faut bien reconnaître que cette démarche d'officialiser une relation sentimentale peut apparaître comme un pari sur l'avenir qui tient de la gageure. Jadis, le
couple
se fondait sur la continuation d'une lignée et, accessoirement, sur la préservation d'un patrimoine. C'était là des données stables. Aujourd'hui, le
couple
prend pour socle l'
amour
réciproque des deux partenaires ; mais qui peut prendre l'engagement d'être encore
amoureux
dix, vingt, trente ans plus tard ?
S'engager officiellement, c'est aussi renoncer à une part de rêve. L'autre ne peut jamais correspondre totalement à l'image idéale que l'on chérissait. De là des interrogations nombreuses : "Me convient-il, me convient-elle réellement ? Est-ce que je le (la) choisis faute de mieux ou parce que je l'aime vraiment ?"
Lorsque ces interrogations deviennent trop taraudantes, de deux choses l'une : ou bien quelque chose en soi prévient que ce choix demande à être réexaminé en profondeur, ou bien l'on est d'un naturel anxieux d'autant plus stressé que l'on se sent à la veille d'une décision capitale qui engage tout l'avenir. Dans l'un et l'autre cas, le mieux est de faire établir une comparaison des deux thèmes qui, sans préjuger de la décision ultime, permettra d'éclairer les différentes facettes de l'un et de l'autre candidats à l'union.
Une mûre réflexion
II ne faut pas oublier qu'il peut entrer dans l'incitation au
mariage
de nombreux facteurs annexes. L'idée qu'être marié peut simplifier la vie, que l'on est mieux considéré au sein de la société, qu'on est plus assuré d'avoir près de soi quelqu'un qui aura une sorte d'obligation légale de s'occuper de vous en cas de coup dur, que les enfants seront mieux dans une
famille
structurée où père et
mère
portent le même
nom
, etc. Ce sont là autant de raisons qui peuvent expliquer le choix, mais qu'il est important de se poser avant l'union plutôt qu'après.
Cette septième étape de l'
amour
, placée sous l'égide de la Balance, est régie en effet aussi bien par Vénus que par Saturne. La première parle d'
amour
et le second de raison. L'idéal est de voir les deux s'équilibrer. Cela n'est possible qu'en accédant à un état adulte, qui seul permet de créer un lien fort et durable, car le
mariage
, en dépit des possibilités de divorce, est avant tout un engagement pour la vie.
Vu la difficulté que cette situation comporte, les hommes ont cherché à placer cet engagement sous la garde des forces supérieures. Et c'est ainsi que nombreux sont ceux qui, passée la halte à la mairie, se retrouvent à l'église, au temple ou à la synagogue, ou encore à la mosquée ou à la pagode, pour mettre leur engagement sous la garde de L'Autorité divine.
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